La restauration d’entreprise peut prendre plusieurs formes, notamment les tickets restaurant, le local de restauration ou le restaurant d’entreprise, selon la taille de l’organisation. Les tickets restaurant constituent un avantage salarié encadré par des règles précises, incluant le nombre de titres par jour et les conditions d’utilisation. Depuis 2019, les entreprises de plus de 50 salariés doivent mettre à disposition un espace de restauration conforme aux normes d’hygiène et de sécurité. La restauration collective participe au bien-être des salariés, à la politique sociale de l’entreprise et à l’amélioration de la qualité de vie au travail.
Même si le télétravail se répand de plus en plus, nombreux sont les salariés qui ne rentrent pas à leur domicile pour se restaurer au moment du déjeuner. Malgré le fait que l’employeur ne soit pas dans l’obligation de participer au financement des repas, il contribue fréquemment au financement de la restauration d’entreprise.
Quels modes de restauration d’entreprise ?
La restauration d’entreprise peut se traduire sous forme de :
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Financement des tickets-restaurant,
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Mise à disposition d’un local au sein de l’entreprise,
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Mise à disposition d’un restaurant d’entreprise ou cantine d’entreprise.
Ticket restaurant
L’employeur peut participer au coût du repas de son salarié en lui fournissant des titres restaurant ou “tickets-restaurant”. Ceux-ci peuvent prendre en charge tout ou partie du repas. Leur valeur est fixée librement par l’employeur, mais pour bénéficier des exonérations fiscales et sociales, l’employeur devra se plier à la réglementation en vigueur.
Dans ce cas, l’employeur peut fournir des titres restaurant, mais n’en a aucunement l’obligation.
Ces tickets-restaurant peuvent être délivrés sous format :
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Papier ou sous forme de carnet de chèques,
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Dématérialisé ou sous forme de carte à puce accompagnée d’une application mobile.
Les règles de la CNTR (Commission Nationale des Titres-Restaurant) s’appliquent directement si l’entreprise ne prend pas les mesures nécessaires.
L’ensemble des collaborateurs (CDI, CDD, intérimaires, stagiaires…) sont concernés par ce mode de restauration d’entreprise si un repas est compris dans leurs horaires de travail.
Bon à savoir : aucune obligation n’impose au salarié d’accepter les tickets-restaurant sauf si la convention collective l’impose.
Ticket restaurant, les règles à respecter
- Le contrat de travail est nécessaire pour que le salarié puisse bénéficier de titres restaurant. L’employeur n’est pas en capacité de remettre des titres si aucune preuve ne peut justifier la contractualisation.
- Un seul titre restaurant est attribué par jour de travail. Il est nécessaire de travailler au moins quatre heures par jour et de prendre un repas pendant son temps de travail. Si l’employé est absent, il ne pourra pas bénéficier d’un titre malgré un cas de force majeure (décès, arrêt de travail…)
- Le nom et le prénom de l’entreprise émettrice doit être renseigné sur l’ensemble des tickets-restaurant.
- Le salarié bénéficiant de titres restaurant ne peut les céder ou les vendre. En cas de rupture du contrat de travail, le collaborateur peut demander un remboursement, mais doit en être le seul bénéficiaire.
Local de restauration
Le code du travail restauration des salariés indique que sauf dérogation, les salariés ne sont pas autorisés à prendre leur repas dans les locaux destinés au travail, ceci étant principalement réglementé pour des risques d’hygiène.
Cette règle doit être respectée pour éviter un risque de procès-verbal en cas de contrôle par l’inspection du travail. Elle peut être rappelée dans le contrat de travail, le règlement intérieur ou sur une simple note de service.
Auparavant, si 25 salariés souhaitaient déjeuner sur place, l’employeur devait mettre à disposition un local de restauration afin qu’ils puissent se restaurer dans de bonnes conditions. Si moins de 25 collaborateurs faisaient part de ce souhait, l’employeur était dans l’unique obligation de mettre à disposition un emplacement pour se restaurer en toute sécurité.
Depuis le 31 décembre 2019, le seuil obligeant la mise à disposition d’un local de restauration a été relevé à 50 salariés. Si l’effectif excède les 50 salariés, le local de restauration doit être mis en place, que ces derniers aient émis leur souhait de prendre leur repas sur leur lieu de travail ou non.
Le local de restauration doit être muni des installations suivantes :
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Un moyen de conservation des aliments et boissons (réfrigérateur…),
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Un ou plusieurs appareils pour réchauffer des aliments (micro-ondes, plaques de cuisson…),
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Un accès à l’eau potable, fraîche et chaude,
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Suffisamment de tables et de chaises.

Restaurant d’entreprise
Restaurant d’entreprise, définition du concept
Un restaurant d’entreprise est un lieu où les salariés peuvent prendre leur repas pendant leur pause-déjeuner. Contrairement à l’obligation de mettre à disposition un emplacement dédié au repas, il n’est pas de même pour l’installation d’un restaurant d’entreprise. Dans ce cas, tous les collaborateurs, quel que soit leur contrat (CDI, CDD, intérimaires…) ou leur durée de travail (temps plein ou temps partiel), sont concernés par ce mode de restauration d’entreprise.
La gestion du restaurant d'entreprise peut se faire :
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Par l’entreprise elle-même,
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Par un prestataire extérieur spécialisé dans la restauration collective.
La création du restaurant d’entreprise peut être à l’initiative de l’employeur ou du Comité social et économique (CSE) mais ce choix peut également être pris entre l’employeur et les salariés. La gestion peut donc être commune.
Restaurant d’entreprise, quels avantages ?
L’évaluation de l’avantage en nature est fixée à 4,95 euros par repas. Les restaurants d’entreprise bénéficient d’un taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée aux recettes provenant de la fourniture des repas.
La mise en place d’un restaurant d’entreprise permet de rendre l’espace professionnel plus convivial. Cela permet de favoriser le confort de tous.
La restauration d’entreprise prend une place importante dans la politique de l’entreprise et est totalement intégrée au concept de marque employeur.
Restaurant d’entreprise ou interentreprises
Il est fréquent que plusieurs entreprises localisées dans une même zone géographique mettent à disposition un restaurant interentreprises.
Certains critères doivent être respectés quant à l’aménagement de la cantine d'entreprise. Par exemple, les consignes de sécurité en cas d’incendie doivent être affichées, des extincteurs doivent être mis à disposition en nombre suffisant…
Le choix de l’un de ces différents dispositifs dépend de plusieurs facteurs, tels que :
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Les obligations légales,
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La politique sociale de l’entreprise,
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La taille de l’entreprise,
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La localisation du site.
FAQ - Restauration d'entreprise
Un employeur peut-il interdire de déjeuner à son bureau ?
Oui, l'employeur a l'obligation légale d'interdire aux salariés de prendre leur repas dans les locaux affectés au travail (bureaux, ateliers) pour des raisons d'hygiène et de sécurité (Article R4228-19 du Code du travail). Toutefois, dans les établissements de moins de 50 salariés, l'employeur peut autoriser, après déclaration à l'inspection du travail, l'aménagement d'un espace de restauration directement dans les locaux de travail, à condition que l'activité n'y soit pas insalubre.
Le télétravailleur a-t-il droit aux tickets-restaurant ?
Absolument. Le télétravailleur bénéficie des mêmes droits et avantages que le salarié qui travaille dans les locaux de l'entreprise. Si les salariés "physiques" reçoivent des titres-restaurant, l'employeur doit en fournir également aux télétravailleurs pour chaque jour travaillé, dès lors que leur journée de travail est organisée en deux vacations séparées par une pause repas.
Quel est le montant maximum d'utilisation des tickets-restaurant en 2026 ?
En 2026, le plafond d'utilisation quotidien des titres-restaurant est fixé à 25 € par jour (pour les achats en restaurant, boulangerie ou supermarché). Ce montant est valable les jours ouvrables. Sauf mention contraire sur le titre, ils ne sont pas utilisables les dimanches et jours fériés, sauf pour les salariés travaillant spécifiquement ces jours-là.
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